Notre sélection de viager sur Royan et sa région
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Royan en bref
Royan est fondée durant l'Antiquité tardive, sans doute vers le Ve siècle. Dès cette époque se développent deux noyaux urbains distincts : Saint-Pierre, village d'agriculteurs perché sur un plateau dominant l'estuaire de la Gironde, et le village de Roianum, campé sur le plateau de Foncillon, un cap stratégique bordé par les eaux de l'estuaire. À partir du XIe siècle, Royan est fortifiée par les seigneurs de Didonne. Elle devient une place forte anglaise pendant la guerre de Cent Ans, et le Prince Noir accorde ses premiers privilèges à la cité, désormais gouvernée par un collège de douze échevins et de douze conseillers. La ville redevient française en 1451, quelques années avant la fin effective des hostilités (1453). Durant les guerres de religion, catholiques et protestants se disputent la cité : combattent sous ses murs le prince Henri de Navarre (le futur roi Henri IV) et le sire de Brantôme. En 1592, Royan est érigée en marquisat. La promulgation de l'édit de Nantes en 1598 fait de la ville une place de sûreté protestante. En 1622, la population se soulève contre le roi Louis XIII, qui mène personnellement le siège de la ville. Celle-ci se soumet et obtient le pardon du souverain, mais une nouvelle rébellion éclate quelques mois plus tard. Cette fois-ci, le roi, désireux de faire un exemple, envoie le duc d'Épernon châtier la ville rebelle : celle-ci est brûlée, la citadelle démantelée, les fossés comblés. La renaissance de la ville n'intervient qu'avec la mode des bains de mer, importée d'Angleterre au début du XIXe siècle. Alors seulement, la ville recommence à se développer. Au début de la « Belle Époque », Royan est devenue une ville moderne, fréquentée par d'éminentes personnalités du monde de la culture, ainsi que par la haute bourgeoisie bordelaise d'abord, parisienne ensuite. Sous l'impulsion du maire Frédéric Garnier, la ville se modernise, accueillant le chemin de fer (1875), inaugurant son réseau de tramways (1890) et édifiant plusieurs casinos : le casino municipal (1895) est ainsi jusqu'à sa destruction le plus grand de France. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Royan est une station balnéaire internationalement connue, fréquentée par Picasso, Sacha Guitry, Jacques-Henri Lartigue. Durant l'Occupation, Royan est une forteresse allemande. Alors que la fin du conflit se précise, elle devient l'une des dernières poches de résistance du IIIe Reich en France. De ce fait, elle est sévèrement bombardée le 5 janvier 1945 : en l'espace de quelques heures, Royan est réduite à des ruines fumantes. De nouveaux raids sont menés les 14 et 15 avril, au cours desquels sont utilisés près de 725 000 litres de napalm. Le 17 avril, le commandant allemand de Royan capitule. Royan est détruite à plus de 85 % : elle devient un laboratoire de recherche sur l'urbanisme. La ville est reconstruite suivant les techniques modernistes alors mises à la mode par les grands architectes du temps : Le Corbusier, Niemeyer. Elle devient de ce fait une ville originale, marquée par l'esprit des années 50, et ne tarde pas à renaître à la vie balnéaire.
Référence : Wikipedia






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